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Carnet du mangeur localParis, l'Île-de-France et ce qui pousse autour

Le tableau de la semaine

À Paris, il y a un marché presque chaque matin

Le locavorisme, c'est choisir des aliments produits près de chez soi et de saison. À Paris, la première étape tient sur une ardoise : savoir quel marché ouvre quel jour, puis y chercher les producteurs d'Île-de-France. Voici les jours d'ouverture d'une sélection de marchés, les bio et les plus réputés.

Étal de marché parisien : barquettes de fraises et cagette de girollesAllée d'un marché couvert bordée d'étals de fruits et légumes
Jours d'ouverture des meilleurs marchés de Paris
MarchéLunMarMerJeuVenSamDim
Aligre 12e–7 h 30–13 h 307 h 30–13 h 307 h 30–13 h 307 h 30–13 h 307 h 30–14 h 307 h 30–14 h 30
Bastille 11e–––7 h–13 h 30––7 h–14 h 30
Raspail 6e–7 h–13 h 30––7 h–13 h 30––
Raspail bio 6e––––––7 h–14 h 30
Batignolles bio 8e / 17e–––––7 h–14 h 30–
Brancusi bio 14e–––––7 h–14 h 30–
Saxe-Breteuil 7e–––7 h–13 h 30–7 h–14 h 30–
Président-Wilson 16e––7 h–13 h 30––7 h–14 h 30–
Monge 5e––7 h–13 h 30–7 h–13 h 30–7 h–14 h 30
Convention 15e–7 h–13 h 30–7 h–13 h 30––7 h–14 h 30

Horaires indicatifs, mis à jour le 17 octobre 2026 d'après les données de la Ville de Paris : vérifiez avant de vous déplacer (jours fériés, travaux, intempéries). Voir le calendrier complet des marchés.

D'où vient ce que l'on trouve à Paris

Distances à vol d'oiseau, arrondies, depuis le point zéro des routes de France, sur le parvis de Notre-Dame.

Pêches des murs à pêches, Montreuil≈ 8 km
Vigne municipale, Suresnes≈ 9 km
Marché de gros des produits frais, Rungis≈ 12 km
Asperges, variété née sur les coteaux, Argenteuil≈ 13 km
Cerises acidulées, vallée de Montmorency≈ 15 km
Salades et légumes de plein champ, plaine de Montesson≈ 16 km
Champignons de couche, en anciennes carrières, Yvelines, Val-d'Oise15 à 30 km
Brie de Meaux et brie de Melun (AOP), Seine-et-Marne≈ 40 km
Potiron rouge vif, Étampes≈ 48 km
Menthe poivrée, Milly-la-Forêt≈ 51 km
Coulommiers, Coulommiers≈ 54 km
Chasselas de treille, Thomery≈ 59 km
Cresson de fontaine, Méréville≈ 63 km

Paris et l'Île-de-France

Ce que Paris mange pousse parfois à vingt minutes de RER

On imagine la capitale nourrie par des camions venus de loin. Pourtant, salades, cresson, champignons, cerises, potirons ou bries se produisent encore tout autour d'elle. Le tableau ci-contre donne des repères : à quelle distance de Notre-Dame pousse ce que l'on peut acheter sur un marché parisien.

Ces chiffres sont des ordres de grandeur, à vol d'oiseau. Ils rappellent surtout qu'en Île-de-France, le « local » se compte en dizaines de kilomètres, pas en centaines. La fiche produits d'Île-de-France raconte l'histoire de chacun.

Les toits de Paris vus d'en haut, une terrasse plantée au premier plan et le Sacré-Cœur au loin
Photographie ancienne : la place d'Aligre noire de monde un jour de marché, vers 1900
La place d'Aligre un jour de marché, vers 1900 (domaine public).

Un peu d'histoire

La ceinture maraîchère, d'hier à aujourd'hui

Paris a longtemps été nourrie par ses propres jardins : les « marais » qui ont donné leur nom à un quartier, puis une couronne de maraîchers en banlieue, de la plaine des Vertus à Montreuil. Chaque nuit, leurs charrettes descendaient vers les Halles. Il en reste des noms de variétés et quelques filières toujours vivantes.

  • Champignon de Paris · cultivé depuis le XIXe siècle dans d'anciennes carrières.
  • Brie de Meaux et brie de Melun · deux fromages d'appellation d'origine protégée.
  • Cresson de l'Essonne · cultivé en fosses d'eau courante, notamment autour de Méréville.
  • Potiron rouge vif d'Étampes · une courge née dans le sud francilien.

Le locavorisme en clair · acheter en circuit court

Eau-forte de 1903 : voitures de marchands sous la pluie dans le faubourg Saint-Antoine
Le faubourg Saint-Antoine sous la pluie, eau-forte d'Eugène Béjot, 1903 (domaine public).

Questions de mangeur local

Ce qu'on nous demande le plus souvent

Local veut-il dire bio ?

Non. Un légume peut être local sans être certifié, et bio en venant de loin. Les deux critères se complètent : sur un marché, demandez au producteur comment il cultive. Pour le bio, voyez notre sélection des marchés bio de Paris.

Manger local coûte-t-il plus cher ?

Pas forcément. En pleine saison, les légumes du producteur sont souvent au prix du supermarché, parfois moins ; hors saison, c'est l'inverse. Le panier d'AMAP lisse les prix sur l'année.

Comment trouver un producteur en ville ?

Marchés, AMAP, magasins de producteurs, ventes à la ferme : tout est expliqué dans les meilleurs marchés de Paris pour manger local, avec les repères pour distinguer un producteur d'un revendeur.

Tomates anciennes rouges et jaunes en gros plan

Recette de fin de saison

Les dernières tomates, rôties au four

Début octobre, les tomates de plein champ arrivent en fin de course : moins belles, mais pleines de goût. Rôties lentement, elles se gardent quelques jours au frais et accompagnent pâtes, œufs ou tartines.

1 kg de tomates de fin de saison · 2 gousses d'ail · thym · huile d'olive · sel
  • Couper les tomates en deux, les poser face coupée vers le haut.
  • Ail émincé, thym, un filet d'huile, une pincée de sel.
  • Une heure et demie au four à 150 °C.

Toutes les recettes de saison